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ASSISTANCE MEDICALE A LA PROCREATION

 

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  • Définition :

L'assistance médicale à la procréation consiste à permettre et observer en laboratoire une partie des processus naturels de la fécondation et du développement embryonnaire précoce. Elle permet ainsi de remédier à certains problèmes d'infertilité. 

  • Cadre légal :

La pratique de l'A.M.P. est strictement réglementée par

  • la loi de bioéthique du 29 Juillet 1994 révisée le 6 Août 2004 relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal
  • l'arrêté du 12 janvier 1999 relatif aux règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques en assistance médicale à la procréation

La loi impose de s'assurer de l'identité des membres du couple et la réalisation préalable à toute A.M.P. de tests de sécurité sérologiques (entre autre hépatite B, C, HIV,Syphilis).

La décision de pratiquer une tentative d'A.M.P. doit être prise conjointement par l'équipe clinique et biologique.

  • Techniques

Insémination artificielle avec sperme du conjoint (I.A.C.)

Fécondation in vitro (F.I.V.)

  • Injection intra cytoplasmique de spermatozoïdes (I.C.S.I.)

    Cette technique permet de pallier certaines anomalies des spermatozoïdes qui les empêchent de féconder.

    • Congélation d'embryons

    La congélation embryonnaire est une méthode habituelle pour conserver les embryons par refroidissement et conservation à basse température. Ils peuvent être alors décongelés à une date ultérieure et transférés dans l’utérus, offrant une chance supplémentaire de concevoir.
    Au cours du processus normal de FIV, de multiples ovocytes peuvent être stimulés, ponctionnés et fécondés. Ceci peut permettre d’obtenir des embryons supplémentaires par rapport au nombre que le couple désire voir transférer en une fois dans l’utérus. Si ces embryons supplémentaires sont jugés d’assez bonne qualité pour pouvoir supporter les procédés de cryoconservation, celle-ci peut être réalisée.

  • Plusieurs possibilités s’offrent alors au couple :
        • Conserver ces embryons pour un futur transfert : la patiente est alors légèrement stimulée, l’ovulation est déclenchée et le transfert des embryons congelés est effectué 2 à 3 jours après l’ovulation. Il faut savoir que la décongélation reste la fin de la tentative précédente et en aucun cas une nouvelle tentative. De plus, la décongélation de tous les embryons reste un préalable quasi obligatoire à toute nouvelle tentative de FIV. Enfin, les embryons sont indissociables du couple qui a subi la tentative d’AMP : en cas de décès de l’un des membres du couple, même si le survivant veut poursuivre le projet parental, la loi l’interdit.

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        • Il n’y a plus de projet parental 

    La loi ouvre au couple une option qui se décline en 3 termes. S’ils n’ont plus de projet parental ou en cas de décès de l’un d’entre eux, les 2 membres du couple ou le membre survivant peuvent consentir :

    1. A l’accueil de leurs embryons par un autre couple dans les conditions fixées aux articles L.2141-5 et L.2141-6 du code de santé publique
    2. A une recherche sur leurs embryons dans les conditions fixées aux articles L.2141-5 et L.2141-6 du code de santé publique
    3. A l’arrêt de la conservation de leurs embryons

    Dans ces 3 cas, le consentement ou la demande du couple est exprimé par écrit et confirmé après un délai de réflexion de 3 mois.

    • Arrêt de la conservation des embryons en vertu de la loi

    Il en est ainsi 

    1. lorsque le couple, consulté à plusieurs reprises, ne répond pas sur le point de savoir s’il maintient ou non le projet parental
    2. En cas de désaccord au sein du couple sur le maintien du projet parental ou le devenir des embryons
    3. Dans ces cas, l’arrêt de la conservation des embryons est subordonné à une condition de durée de la conservation : celle-ci doit avoir duré au moins 5 ans.
    4. En cas de défaut d’accueil des embryons dans un délai de 5 ans à compter du jour où le couple a consenti par écrit à l’accueil de ses embryons dans les conditions fixées aux articles L.2141-5 et L.2141-6 du code de santé publique
    Quelque soit votre désir concernant l’utilisation des embryons congelés, les 2 membres du couple  ou le membre survivant doivent venir donner leur accord (décongélation, destruction, don) au laboratoire, à l’un des biologistes agréés.

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    De par le monde, la cryoconservation des embryons humains est reconnue comme procédure «sûre» et aucun rapport montrant une augmentation des anomalies des enfants nés de ce procédé n’a été publié.Il faut savoir qu’après le processus de décongélation, certains embryons (voire tous) peuvent ne pas retrouver leur capacité d’évolution et ne seront pas transférables (30 à 50 %) ; malheureusement ceci ne s’observe que quelques heures avant le moment prévu du transfert !Vous pouvez également refuser cette congélation ; dans ce cas, lors de votre tentative de FIV OU D’ICSI, nous ne pourrons mettre en fécondation (ou injecter) que 3 ovocytes, les ovocytes supplémentaires ne pourront pas être utilisés.

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